Burkina Faso
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Règles et repères
Les impôts qu’une entreprise rencontre ici
Au Burkina Faso, la Direction générale des impôts (DGI) gère presque tous les impôts d'une petite entreprise. Le bénéfice est imposé au réel ou, pour les plus petites, par la contribution des micro-entreprises (CME), versée au budget des collectivités territoriales (article 532 du Code général des impôts, CGI). Dès le premier salarié, l'employeur retient l'impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) et le reverse dans les dix premiers jours du mois suivant (articles 112 et 116) ; il paie aussi la taxe patronale et d'apprentissage, 3 % des salaires bruts (article 229).
Vos clients prélèvent une part de votre impôt : depuis le 1er janvier 2026, sur une prestation d'au moins 50 000 FCFA hors taxes, une entreprise au réel, l'État ou une ONG retient 5 % si vous justifiez de votre IFU, 25 % sinon (articles 206 et 207).
Dernière réforme : la loi de finances 2026 (loi n°021-2025/ALT du 27 décembre 2025). Toutes les entreprises de la Direction des grandes entreprises (DGE), et non plus les seuls exportateurs, retiennent 30 % de la TVA de leurs fournisseurs, comme les organismes publics sur les commandes publiques (article 334-4). Un crédit de TVA doit être réclamé dans les six mois (article 329-2).
Le régime des petites entreprises
La contribution des micro-entreprises (CME) est un montant annuel lu dans un tableau à deux entrées (article 536 du CGI). La classe dépend du chiffre d'affaires, de la classe 8 (jusqu'à 1,5 million de FCFA) à la classe 1 (de 13 à 15 millions). La zone dépend du lieu : A pour Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, B pour quatorze villes dont Koudougou et Banfora, C pour les autres chefs-lieux de province et communes urbaines, D ailleurs. Le montant va de 200 000 FCFA (classe 1, zone A) à 2 000 FCFA (classe 8, zone D). Les ambulants paient selon leur moyen de déplacement, de 40 000 FCFA par automobile à 4 000 FCFA à pied (article 538). La CME se paie en une fois ou par quarts, dans les dix premiers jours d'avril, juillet, octobre et janvier (article 537). Vous devez détenir la carte d'impôt des micro-entreprises, tenir un relevé des recettes et des dépenses et délivrer des factures (articles 539 et 540) ; chaque manquement coûte 50 000 FCFA (article 796). Depuis 2026, une entreprise passée au réel simplifié ne revient à la CME qu'après trois années consécutives sous 15 millions de FCFA (article 529).