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Générateur de bulletin de paie gratuit (Gabon)

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  • FCFA XAF
  • TVA 18 %
  • NIF
  • A4
  • Français
Employeur
Salarié
Gains

Salaire brut0,00 XAF

Retenues

Total des retenues0,00 XAF

Notes

Ce que le Code du travail exige sur le bulletin de paie

Le bulletin de paie est imposé par l'article 183 du Code du travail (loi n°022/2021 du 19 novembre 2021) : l'employeur doit remettre au travailleur, au moment du paiement du salaire, un bulletin individuel de paie, et il mentionne le paiement sur le double du bulletin. La présentation du bulletin (sa « contexture ») est fixée par arrêté du ministre chargé du Travail.

Le même article 183 exige une pièce constatant le paiement, établie ou certifiée par l'employeur et par le travailleur (ou par deux témoins si le travailleur est illettré). L'employeur la conserve comme une pièce comptable et la présente à toute réquisition de l'inspecteur du travail ou du tribunal. L'acceptation d'un bulletin sans protestation ne vaut pas renonciation au salaire, aux indemnités ou aux accessoires dus, et la mention « pour solde de tout compte » n'est pas opposable au travailleur.

Le rythme de remise découle de l'article 182 : au plus tard cinq jours après la fin du mois pour un salarié mensualisé, tous les quinze jours au maximum pour un salarié payé à l'heure ou à la journée. L'article 181 admet le paiement en espèces, par chèque, par virement ou par moyen électronique, et le bulletin est remis dans tous les cas.

Deux règles font du double signé une pièce de défense. En cas de litige, l'article 184 présume le non-paiement de façon irréfragable si l'employeur ne produit ni le double du bulletin émargé, ni le talon de chèque, ni l'attestation de virement, ni le relevé du paiement électronique (sauf force majeure). Le travailleur peut réclamer ses salaires sur les cinq dernières années (article 188). Enfin, l'allocation de congés payés doit être expressément indiquée sur le bulletin (article 225).

Les cotisations sociales sur chaque bulletin

CNSS au 1er janvier 2026, sur un salaire plafonné à 1 500 000 FCFA par mois : prestations familiales 5 % et accidents du travail 2 %, à la charge de l'employeur ; vieillesse, invalidité et décès 16 %, dont 11 % pour l'employeur et 5 % retenus au salarié.

CNAMGS (assurance maladie), secteur privé : 4,1 % employeur et 2 % salarié, sur un salaire plafonné à 2 500 000 FCFA par mois, l'assiette étant celle de l'IRPP.

Les deux caisses fonctionnent par trimestre avec les mêmes échéances de déclaration et de paiement : 30 avril, 31 juillet, 31 octobre et 31 janvier. À la CNSS, c'est la déclaration trimestrielle des salaires (DTS) ; à la CNAMGS, un fichier déposé sur le portail e-CNAMGS.

S'y ajoute le Fonds National de l'Habitat : 3 % à la charge de l'employeur privé, sur l'assiette plafonnée des prestations familiales, déclaré et payé comme la retenue sur salaires (articles 401 à 404 du Code général des impôts).

Retard à la CNAMGS : 2 % par mois ou fraction de mois, plus 1 % par mois au-delà de deux mois. Sans déclaration, la caisse taxe d'office sur la dernière déclaration majorée de 25 %.